Home

 

Quand je pense à la science en marche, j’imagine un train filant à toute allure vers l’inconnu. J’ai un jour pris ce train, j’ai été de l’équipage. Mais, le voyage laisse peu de temps pour s’arrêter regarder le paysage ou discuter avec un passager. Alors, j’ai sauté du train en marche. Je suis maintenant libre de perdre mon temps à regarder les paysages qui ne m’étaient pas destinés.

Privilège de celle qui se trouve au bord de la route, je n’ai à suivre aucune règle. Aussi, ces pages n’ont d’autres prétentions que de n’en avoir aucune. Elles sont comme autant de ricochets sur le fil de l’eau, rebondissant d’une actualité à une autre. Les résultats dont je parlerai ne seront peut-être pas les plus importants, ce ne seront peut-être pas des « breakthrough », mais ils auront le point commun d’avoir répondu à une question ancienne, d’avoir fait écho à une autre lecture, un travail passé de recherche ou de vulgarisation… ou de me sembler beaux tout simplement…

Bon, j’arrête de me cacher derrière les cailloux, puisqu’on me le demande, je rajoute une signature… ma bobine et quelques galets sur mon parcours…  des études de biologie moléculaire à Lyon, un post-doctorat à New-York (Cold Spring Harbor), avant un retour à Paris, pour ne plus rechercher et partir rencontrer…
Tout est dit ; pas grand chose pourtant.

Laurence Denis.

 

 

Une réflexion sur “About

  1. Sauter du train en marche, rêve de petite fille ou de petit garçon « jouant » au train ? On dit jouer au tennis ou jouer au rugby mais jamais on ne dira jouer à la course ou jouer à penser. C’est vrai que la pensée suppose l’immobilité si l’on croit Nemo, capitaine du Nautilus qui se voyait,superbement réfléchir immobile dans un monde mobile ?. Rester sans bouger dans le train à jouer au whist comme Fogg lorsque les sioux attaquent n’est ce pas déjà penser le coup d’après ? Ralentir jusqu’à donner comme le cygne des lacs immobiles un sens à la mécanique qui s’active sans apparaître ? Economiser le mouvement comme le maître d’échecs impassible qui brûle d’un feu intérieur qui le dévore ? Nul n’a envie du train fantôme qui brûle les feux rouges et glisse insensiblement vers la voie barrée ? Tintin de multiples fois s’est perdu dans ces entrelacs, Comme Sisyphe il faut imaginer le ricochet heureux. Ch

Les commentaires sont fermés.