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27513_Cucurbita

I told you about cheese and genes transfer in penicillium, about inuit genetics and fat consumption, here is another story of food, taste and evolution. It deals with the domestication and evolution of Cucurbita (Squashes, pumpkins, and gourds )… which was released timely, few days before Thanksgiving (Gourds and squashes (Cucurbita spp.) adapted to megafaunal extinction and ecological anachronism through domestication, published by Logan Kistler et al.in  PNAS, dec. 8, 2015) . I’m very late, indeed, and I have still many stories to tell you about….

Species from the genus Cucurbita (squashes, pumpkins, gourds) were domesticated on several occasions throughout the Americas, beginning around 10,000 years ago. It was broadly distributed in the past but has declined to the point that several of the crops’ progenitor species are scarce or unknown in the wild. Howevern the seeds of wild forms of these species are present in mastodon dung deposits, demonstrating that they may have been dispersed by large-bodied herbivores. Indeed, these seeds revealed a wide variety of lost species. These ancient varieties were so bitter that they would have been toxic to very small mammals and unpalatable to those somewhat larger, leaving just the largest able to consume Cucurbita. The evidence indicates that most Cucurbita species began to decline approximately 10,000 years ago, and that most of them eventually went extinct, coincidentally with the megafaunal extinctions. They were likely left without mutualistic dispersal partners : they are unpalatable to smaller surviving mammals with more bitter taste receptor genes. Those that we favor today only survived because humans began using them first as containers and floatation devices for fishing nets, then later, as a food source, presumably as domestication led to sweeter varieties.

 

In French…

Je vous ai précédemment parlé de fromages et de transfert de gènes chez Penicillium, des Inuits et de consommation de gras. Voici une nouvelle histoire de goût, d’alimentation et d’évolution. Elle parle de la domestication et de l’évolution des espèces du genre Cucurbita en Amérique. Cet article (Gourds and squashes (Cucurbita spp.) adapted to megafaunal extinction and ecological anachronism through domestication, par Logan Kistler et al.PNAS, dec. 8, 2015) a été publié a propos, peu de temps avant Thanksgiving. Il me montre aussi combien j’ai pris du retard à vous transmettre les nouvelles qui m’ont amusée ces derniers mois…

Les espèces du genre Cucurbita (courges, potirons…) ont été domestiquées en Amérique, il y a environ 10000 ans, à partir de formes sauvages, majoritairement disparues aujourd’hui. Selon une étude récente, cette extinction serait associée à celle de la mégafaune américaine (le mastodonte, le mammouth…). En effet, l’analyse de leurs déjections fossiles a révélé la présence de nombreuses graines de courges sauvages ancestrales. Ces graines sont beaucoup plus amères (et toxiques) que les formes actuelles : nous ne pourrions les consommer. Or on a montré que les espèces de  mammifères de grande taille possèdent moins de récepteurs à l’amer et y sont donc moins sensibles. On peut donc raisonnablement imaginer que, faute de grands mammifères, seuls susceptibles de les consommer et de disséminer leurs graines, les courges sauvages, trop amères, ont disparu. Les formes actuellement cultivées ont été préservées du fait de leur domestication par les hommes, d’abord à des fins non alimentaires (récipients), puis après sélection de variétés moins amères, pour être consommées… une histoire de goût et de coévolution mêlées.

Logan Kistler et al. Gourds and squashes (Cucurbita spp.) adapted to megafaunal extinction and ecological anachronism through domestication. Proceedings of the National Academy of Sciences, nov. 2015.

http://www.pnas.org/content/early/2015/11/11/1516109112

http://phys.org/news/2015-11-modern-gourds-survived-domestication.html

 

 

 

2 réflexions sur “Cucurbita, mortelle amertume

  1. Pingback: Sur une écaille de carpe | Ricochets

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